POÉSIE-CABARET : AUTOUR DE JACQUES IZOARD
RÉSERVATION
Lors des soirées "poésie-cabaret", les Écuries du Manège se transforment, le temps d’une soirée, en cabaret poétique. Autour de tables, un verre à la main, le public est invité à prendre place, à écouter, à se laisser porter par les mots de nos poéte·sse·s.
Au programme ce jeudi 5 février :
COURT-MÉTRAGE inédit Les Sessions du Bourdon autour de Jacques Izoard
SCÈNE POÉTIQUE OUVERTE - inscriptions sur place
LIBRAIRIE ÉPHÉMÈRE par Livre aux Trésors
Avec les interventions des poètes et poétesses :
Laurent Demoulin
Emmanuèle Imhauser
Karel Logist
Kathleen Lor
Selçuk Mutlu
Frédéric Saenen
Eugène Savitzkaya
Les Sessions du Bourdon
Une co-organisation : Festival de Liège * Maison de la Poésie Jacques Izoard * Société libre d'Émulation
INFOS PRATIQUES :
Le jeudi 5 février à 19h30 (ouverture portes : 19h)
Au Manège Fonck, Rue Ransonnet 2, 4020 Liège
Réservations via la billeterie du Manège Fonck
• Tarif plein : 7€
• Tarif réduit : 5€ (étudiant·e·s, dem. d’emploi)
• Art.27 : 1,25 (ticket à retirer sur place en échange du bon)
• Prix soutien : à partir 12€
Jacques Izoard occupe à coup sûr une des toutes premières places parmi les poètes belges de la seconde moitié du siècle. Né à Liège en 1936, très attaché à sa ville natale, il ne s’est jamais retranché dans ce sentiment principautaire. Ce fut en effet depuis sa jeunesse un des animateurs les plus actifs de la vie poétique de Belgique : en 40 ans, il a noué d’innombrables relations avec des poètes de tous pays ; homme de revues, il dirigea notamment la revue Odradek (1972-1979) ; enfin il fut depuis longtemps à l’écoute des jeunes poètes.
Mais c’est avant tout sa poésie qui lui donne sa place importante. Les poèmes d’Izoard paraissent influencés par un certains surréalisme d’après-guerre. Par-delà un apparent hermétisme, surtout sensible dans la première moitié de sa carrière, sa poésie, libre de tout modèle ou de toute mode, s’avère en réalité fondamentalement sensuelle, se nourrissant plus particulièrement de la vue et du toucher : l’œil et la main, les lèvres et le corps disent ce qu’ils voient et touchent, en des poèmes que leur brièveté elliptique ne coupe nullement du monde. Le lecteur de cette poésie physique laissera les mots fétiches d’Izoard lui communiquer cette perception empathique du monde sensible, moins dite qu’habitée par un langage libre et puissant.
Parmi ses recueils les plus importants (sur plus de 50), on relèvera Voix, vêtements, saccages (1971), La Patrie empaillée (1973), Vêtu, dévêtu, libre (1978, Prix Mallarmé), Corps, maisons, tumultes (1990), Le Bleu et la Poussière (1998, Prix Alain Bosquet 1999 et Prix Triennal de poésie 2001) et Dormir sept ans (2001).
En 2006 a paru, en deux volumes, le recueil exhaustif de ses œuvres écrites de 1951 à 2000 : Œuvre poétique, volume I et II, Éditions de la Différence (Prix de Poésie Louis Montalte pour l’ensemble de son œuvre).
Ses dernières publications significatives sont Thorax (2007, Phi), Lieux épars (2008, La Différence).
Jacques Izoard est décédé le 19 juillet 2008.
En novembre 2011 est paru le troisième tome de ses Œuvres complètes (2000-2008), aux mêmes éditions de La Différence.
Gérald Purnelle